MAÏAKOVSKI

07 avril 2011, 19h51 par Liliane Giraudon

Maïakovski c'est-à-dire Vladimir ou Volodia. 1893 année de «L’après midi d’un faune » naissance de Maïakovki en Géorgie. Maïakovski enfant caucasien. Ludmila et Olga les sœurs ainées de Maïakovski. La passion de Maïakovski pour les cartes, les dominos et le croquet. Konstantin le petit frère mort de Maïakovski. Maïakovski ambidextre. Le père de Maïakovski (conservateur des eaux et forêts et non garde forestier). Maïakovski fils. Le prénom de Maïakovski fils répétant celui du père. La mort (septicémie) du père de Maïakovski (il a douze ans). Maïakovski et la phobie de l’infection. Maïakovski jeune homme pauvre. Maïakovski et l’activisme politique. Maïakovski à Moscou. Maïakovski et le parti bolchevik. Maïakovski agitateur. Maïakovski emprisonné. Maïakovski admis à l’école de peinture en classe de dessin. Maïakovski un mètre quatre vingt un et non quatre vingt dix. Les longs cheveux de Maïakovski. Le feutre noir de l’étudiant Maïakovski. La dentition de Maïakovski « quand il parlait ou souriait, on ne voyait que quelques chicots bruns complètement cariés, plantés de travers comme des clous… ». Maïakovski fils d’arme de David Bourliouk père du futurisme. Maïakovski et les cartes. Maïakovski et le billard. Les cent cigarettes quotidiennes de Maïakovski. Maïakovski, David Bourliouk, Velimir Khlebnikov et Alexeï Kroutchonikh (une photo). Maïakovski futuriste. La blouse jaune de Maïakovski. Maïakovski amoureux. Maïakovski et Elsa. Maïakovski et Lili. Maïakovski et Ossip Brik. Maïakovski publiant : «Sur les différents Maïakovki ». Ossip Brik éditeur de Maïakovski. Maïakovski « homme – non, mais nuage en pantalons ». Maïakovski intitulant sa première pièce de théâtre « Vladimir Maïakovski ». Maïakovski dédoubleur. Maïakovski en treizième apôtre. Maïakovski et les louboks. Maïakovski et la guerre. Maïakovski change ses dents. Maïakovski et les deux sœurs. Maïakovski et le suicide « le cœur aspire au révolver / au rasoir la gorge rêve ». Maïakovski boit du cognac et joue au billard avec Jakobson. Maïakovski et Gorki. Maïakovski et la révolution de février. Maïakovski et la révolution d’octobre. Maïakovski et la chronologie. Maïakovski et le relativisme moral. La prestance Maïakovski. Maïakovski au café des poètes à Moscou « Le futurisme a la cote ». Maïakovski et l’anarcho-socialisme. Maïakovski et l’avant-garde artistique. Maïakovski et l’avant-garde politique. Maïakovski en petit chien. Maïakovski à Lili « Pourquoi ne m’écris-tu pas un seul mot…pas de ça mon enfant. Cela ne te va pas au teint ! Ecris, je t’en prie ... ». Maïakovski et le cinéma « Ayant connaissance de la technique du cinéma j’ai fait un scénario qui se plaçait à côté de notre travail novateur en littérature ». Maïakovski scénariste (il adapte « Martin Eden » de Jack London). Maïakovski acteur. L’endurance phénoménale de Maïakovski « Le poète doit manier son matériau avec le même savoir-faire que le soudeur d’acier ». Maïakovski et le théâtre. Maïakovski et Meyerhold. Maïakovski et Malevitch. Maïakovski dessinant les fenêtres Rosta. Maïakovski publiant sans nom d’auteur « 150000000 est le nom de l’artisan de ce poème ». Lénine contre Maïakovski : « Sottises, c’est stupide, stupidité et prétention crasses ». Maïakovski et Akhmatova. Maïakovski et Blok. Maïakovski essaie de publier à Prague avec l’aide de Jakobson. Maïakovski veut partir en extrême orient rejoindre ses camarades futuristes. Maïakovski désirant se faire expédier par Lili (qui se trouve à Riga) une baignoire pliable en caoutchouc. Maïakovski et Kroutchonik et Kamenski et Khlebnikov. Maïakovski à l’hôtel Bellevue de Riga. Maïakovski passant ses étés à Pouchkino (pain frais et œufs au plat servis sur la véranda). Maïakovski et les champignons. Maïakovski et les rasoirs. Jakobson écrivant de Prague à Maïakovski « Aujourd’hui tu en as pris pour ton grade dans le journal du gouvernement. L’expression la plus douce est crevure ». Maïakovski à Berlin. Maïakovski à Berlin au café Leon. Maïakovski à Berlin s’enfermant dans sa chambre d’hôtel pour y jouer aux cartes « Volodia était un joueur obsessionnel, il jouait sans cesse et à tout propos, aux cartes, au mah-jong, au billard, à des jeux inventés…». Maïakovski à Paris, assistant à l’enterrement de Marcel Proust. Maïakovski en septembre 22 glorifiant la Tcheka. Maïakovski dédiant un poème au chef de la section secrète de la Guépéou. Maïakovski publiant dans un magazine humoristique un appel à l’espionnage. Maïakovski obéissant aux mots d’ordre. Maïakovski conférencier «Que fait Paris ? » « Que fait Berlin ? ». Maïakovski illustré par Rodchenko. Maïakovski en ours sanglotant. Maïakovski et Oscar Wilde. Maïakovski et Dostoïevski. Maïakovski et Raskolnikov. Maïakovski et la revue LEF. Maïakovski et Trétiakov et Eisenstein et Vertov. Maïakovski écrit une ode aux mineurs de Koursk. Maïakovski composant dans sa tête et en marchant « Voilà pourquoi j’ai plus avancé mon poème sur Essenine pendant le court chemin qui sépare le passage de la Loubianka et la rue Mianistskaia que pendant tout mon voyage… ». Maïakovski et Barbara Stepanova. Maïakovki et Heine. Maïakovski et la théorie de la relativité. Maïakovski à Königsberg (il y plume aux cartes un riche émigrant qui avait sorti de Sibérie du platine en quantités colossales). Maïakovski et les voyages « voyager est un besoin pour moi, le commerce avec les choses vivantes remplace presque pour moi la lecture des livres ». Maïakovski pleurant à l’enterrement de Lénine. Maïakovski rédigeant un Requiem de 3000 vers « Vladimir Ilitch Lénine » dédié au Parti Communiste russe. Maïakovski et le terrier Scotty. Maïakovski à l’hôtel Istria à Montparnasse. Vladimir Pozner devant les chaussures de Maïakovski « J’examine. Maïakovski chausse du 46 ! ». Maïakovski et Picasso. Maïakovski et Delaunay. Maïakovski visite Paris avec Fernand Léger. Maïakovski se fait faire des chemises place Vendôme. Maïakovski flambeur. Maïakovski : « Je hais tout ce qui est mort. J’aime tout ce qui vit ». La lettre sur le futurisme adressée à Trotski est de Maïakovski. Le rire rare de Maïakovski. Maïakovski agitateur. Maïakovski double jeu. Maïakovski et le tocsin des mots. Maïakovski à l’exposition universelle de Paris       « L’exposition est d’un ennui et d’une inutilité extrême ». Maïakovski embarque pour le Mexique à bord du paquebot Espagne. « Je n’ai appris à parler ni le français ni l’espagnol par contre, j’ai travaillé ma mimique étant donné que c’est mon seul moyen d’expression…». Maïakovski à New-York, Cleveland, Detroit, Chicago, Philadelphie et Pittsburg. Maïakovski retrouve Bourliouk. Maïakovski et Elly Jones. Maïakovski le matin sur la Cinquième Avenue et le soir sur Broadway. Maïakovski au Negro Club de Harlem. Maïakovski fait publier une traduction yiddish de certains de ses poèmes. Maïakovski, Elly Jones et les myosotis (Forget-me-not). Maïakovski et la performance. Maïakovski et la commande sociale. Maïakovski ambivalent. Maïakovski et le roman. Le roman que Maïakovski dit vouloir écrire et n’écrit pas « Je l’avais fini dans ma tête…mais je ne l’ai pas couché sur le papier parce que au fur et à mesure que je l’écrivais je prenais en haine tout ce qui est     fiction ». Impatient, Maïakovski ne mange que du poisson sans arête. Maïakovski bat la mesure avec sa canne. Maïakovski écrit et dessine sur les nappes. Maïakovski retrouve Lili à Berlin. Les cadeaux déposés par Maïakovski dans la chambre de Lili à Berlin : énormes bouquets, fleurs en pots, arbre couvert de camélias, jouets en bois, oiseaux en vraies plumes, tapis multicolores, boites de cigarettes de diverses couleurs provenant de La Havane, fer à repasser pliable… Lili offre à Maïakovski un éléphant iranien incrusté de bronze et le bouledogue Boulka. Les photos de Maïakovski tenant Boulka entre ses bras ou sur ses genoux. Maïkovski et le suicide d’Essenine. Maïakovski faisant faire un détour à son taxi pour éviter la vue de l’hôtel « Angleterre » où s’est suicidé Essenine. Le poème de Maïakovski « à Serge Essenine ». Les 9 scénarios écrits par Maïakovski. La petite fille de Maïakovski et d’Elly Jones. Les tournées de Maïakovski « Je voyage comme un dément ». La durée des lectures de Maïakovski : minimum trois heures. En 1927 Maïakovski absent de Moscou 181 jours. Maïakovski horrible travailleur. La querelle Maïakovski/Gorki           « Maïakovski a toujours été un voyou et il semble bien qu’il le restera jusqu’à sa mort ». Maïakovski à nouveau à Varsovie, à Prague, Berlin et Paris. Maïakovski joue au ping-pong avec Koulechov. Maïakovski joue au mah-jong dix sept heures d’affilée. Maïakovski persistant à écrire et dessiner sur les nappes. Maïakovski non membre du Parti. Maïakovski amoureux (encore une fois). Maïakovski et Natacha Brioukhanenko « Je ne veux pas que vous vous souveniez d’avoir eu un bouquet, mais un kiosque entier de roses, et toute l’eau de Cologne de Yalta ! ». Lili écrivant à Maïakovski « Nous sommes mariés tous les trois et nous marier davantage serait une faute ». Maïakovski tente d’intéresser René Clair à un scénario sur lequel il travaille. Maïakovski télégraphiant à Lili « Achète Renault. Bel engin à robe grise. Conduite intérieure 6CV 4 cylindres.». A Nice Maïakovski voit sa fille pour la première fois. Maïakovski et sa « Lettre à Tatiana Iakovleva » qui ne sera pas publiée du vivant de Maïakovski. « Je n’aime pas du tout être sans toi ». Maïakovski et le télégraphe. « La punaise » de Maïakovski est monté par Meyerhold. Maïakovski voit son premier film parlant. Maïakovski ne boit pas de vodka (seulement vin, champagne ou cognac). Les bottillons de Maïakovski. Les ferrures aux semelles des bottillons de Maïakovski « Elles dureront pour l’éternité ». Le stylo réservoir de Maïakovski (il l’adore). Maïakovski armé (coup de poing américain). Le pistolet automatique offert à Maïakovski par un ami tchékiste. Maïakovski se heurte à une interdiction de voyager. Maïakovski et Tsvetaïeva « Ses jambes rapides ont emporté Maïakovski bien loin, au-delà de notre époque, et longtemps encore, il nous attendra quelque part au tournant ». Maïakovski lit « Les bains » au Théâtre de Meyerhold qui est enthousiaste (fiasco total de la première à Leningrad). Exposition rétrospective « Tout ce que Vladimir Maïakovski a écrit (1909-1929) » boycottée par les écrivains, les hauts fonctionnaires du parti et la presse. Maïakovski quitte le Lef pour l’Association des Ecrivains Prolétariens. Maïakovski malade et inquiet « Perdre ma voix est pour moi aussi grave que pour Chaliapine ». La voix de Maïakovski. Le public de Maïakovski. Maïakovski et le prolétariat  « La compréhension des masses est le résultat de notre lutte et non la chemise dans laquelle naissent les livres prédestinés d’un quelconque génie littéraire. Il faut savoir organiser la compréhension d’un livre ». Maïakovski censuré (la revue « Presse et Révolution » fait arracher sur ses 5000 exemplaires une page qui lui rendait hommage…). Maïakovski et Nora. Les derniers jours de Maïakovski. Le 14 mars 1930, Maïakovski se tire une balle (pistolet automatique de marque Mauser). « Maman, mes sœurs et camarades, pardon -- ce n’est pas une bonne méthode (je ne la conseille à personne) – mais je n’ai pas d’autre issue…. ». De Berlin, Lili et Ossip envoient à Maïakovski une carte postale et achètent pour lui une canne et une boite de cigares. L’extraction du cerveau de Maïakovski emporté dans une bassine recouverte d’un drap blanc « C’était vraiment un gros cerveau…1700 grammes. 360 grammes de plus que Lénine.»


Janvier/février 2011
 

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