Terre et cendres
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Traduit du persan (Afghanistan) par Sabrina Nouri
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Atiq Rahimi
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Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d’un gardien mal luné, une route qui se perd à l’horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l’attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l’Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons... C’est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n’être pas entendu.

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Traductions
Allemagne : List Claasen
Brésil : Estaçao Liberdade
Corée : Dongmoonsun
Croatie : Hena Com
Danemark : Tiderne Skifter
Espagne : Ediciones Lengua de Trapo,
Espagne (catalan) : RBA Libros
Etats-Unis : Harcourt
Finlande : Like
Grèce : Psichogios
Italie : Einaudi
Israel: Babel
Japon : Inscript
Liban : Dar Al Adab
Norvège : Aschehoug & co.
Pays-Bas : Bert Bakker
Portugal : Teorema
République tchèque : Mlada Fronta
Roumanie : Est
Royaume-Uni : Chatto & Windus
Slovaquie : Slovart
USA : Harcourt
Allemagne: Sudwestrundfunk
Chine: Shangai 99
Pays Bas: De Geus
Serbie: Stylos
Suède: Leopard
USA: The Other Press
La presse
« Roman, conte, fable, peu importe : écrit en persan par un Afghan exilé en France, voici un texte maigre, d'une tristesse qui serre le coeur, d'une beauté visuelle sans cesse ombrée par l'horreur de la guerre, où chaque mot, chaque larme, chaque geste est compté. Atiq Rahimi se saisit de la douleur humaine avec une précautionneuse délicatesse, on dirait du cristal, il a peur de le briser. Comment, aujourd'hui peut-on être Persan ? En atteignant - ainsi dans ce livre - l'universel. »
Jerome Garcin
Le Nouvel Observateur, 27 avril 2000
«
Terre et cendres est un livre comme il y en a peu : sec et halluciné, tragique, désolé, irrémédiable. Un cri sans voix au-delà du désespoir, un coup de poignard pour trouer quelle indifférence, quel oubli ? »
Andre Velter
Le Monde, 28 avril 2000
« L'écriture, expurgée à l'extrême, est tendue comme un arc aux flèches empoisonnées. Elle a ce pouvoir de folie que l'on prête aux armes. Elle inquiète, fascine, transperce notre âme. Elle dénonce cette guerre russo-afghane, dénonce toutes les guerres. Mais avec une poésie de l'infime, naïve, fragile, magnifique, qui espère croire encore en l'humanité. »
Martine Laval
Télérama, 10 mai 2000