Caisses   

Christophe Tarkos

Ce sont des caisses, elles contiennent des mots, des phrases très fluides et très rapides, avec des débuts d’histoires, des propositions, des descriptions, des observations, des souvenirs, etc., à toute vitesse. Ce qui fait que l’on ne peut rien citer, rien ôter de la caisse pour s’en servir dehors. Et attention, si on y entre on ne sort pas non plus de la caisse, tout se passe dans la caisse. Ces caisses, elles ne donnent rien de plus à lire que ce qu’elles contiennent mais elles donnent tout ce qu’elles contiennent, immédiatement, jusqu’au dernier mot. On ouvre une caisse, on lit ce qu’il y a dedans, on la referme, on passe à la suivante et on recommence autant de fois qu’on...

voir tout le résumé du livre >>

 

Consulter les premières pages de l'ouvrage CaissesFeuilleter ce livre en ligne

 

Christophe Tarkos

Voir la biographie et la bibliographie de Christophe Tarkos

 

Traductions

Les poèmes « On ne peut pas être malheureux », « La production », « Le mot mot ment », « L’homme beau », « Je vis parce qu’il est agréable de vivre » ont été traduits en suédois par Kristofer Laender et en néerlandais par Jan Mijkine.
Det Norske Samlaget, Norvège

La presse

Non pas poésie du manque […], mais « effets de relief » produits par un « décalage moteur » à « la surface des textes ». C’est dans l’accélération « par la boucle » que C. Tarkos fait émerger des « objets non identifiées ». Ça consiste dans la vitesse.


Libération, 18 juin 1998



C’est un contenant brut et ordinaire : on le transporte, on le reçoit les caisses, on les empile sur les marchés, dans les postes ou dans les gares, dans des appartements où l’on est en transit, on les accumule sans plus savoir ce qu’il y a dedans. Souvent on trouve des livres dans des caisses, mais dans ce livre on trouve des caisses, dans lesquelles on trouve des cailloux, des nappes, des tuyaux, des mots et puis du lait.


La Quinzaine littéraire ,16 juillet 1998



Plus rien n’est fixe, tout flotte. Tout s’écoule et le carré du poème fait un peu comme la surface de l’eau d’une piscine, plein de scintillements dans la lumière : allez, n’ayez pas peur, vous êtes en face d’un poème et il ne vous reste plus qu’à plonger. […]
On ne voit plus les mots. On ne voit plus au cœur du poème que le centre d’un tourbillon, qui toujours se creuse. On passe au travers du trou que le poème vient de faire dans sa tête, à force de trop de lumière. On se demande si on a bien fait de plonger, mais c’est trop tard.


Qui vive, décembre 2000

© P.O.L 2018 | Crédits | Mentions légales