Images mobiles   

Récits, visages, flocons

Jean Louis Schefer

Films, photos, détails : le cinéma burlesque tient dans ce livre la plus grande place. Ce cinéma a été, en Europe, réservé aux enfants.
Monde violent, sans règles de sentiments, véritablement impitoyable, cet enfer goguenard des marginaux sociaux, cet univers sans expression de sentiments était-il un monde pour rire ?
Sans doute ces enfants-là ont-ils appris une cause à ces châtiments incessants. Les grands nigauds maladroits, chassieux, fil de fer, obèses, sales, vagabonds avaient gardé, pour nous, l’âge des châtiments, non celui des désirs.
Quelle école, quelle initiation ? Ces films-là ont sans doute été...

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Jean Louis Schefer

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La presse

C'est le spectateur – le destinataire – qui fait le cinéma ou plus précisément ce que Jean Louis Schefer nomme le second montage. Montage infini « qui ne cesse d'intégrer et de déplacer des éléments très divers qu'il dote de contenus variables. Les images subsistantes sont exactement des reliefs de mémoires qui désignent des points de contact avec la « “vie” de leur destinataire. » Les textes réunis dans Images mobiles sont autant d'exemples de ce second montage d'images qui persistent et insistent. Comme par exemple celles des films burlesques qui tiennent une place importante dans ce volume alors que Schefer avoue ne guère apprécier ce genre. L'écriture, et c'est ce qui tout de même le différencie de l'homme ordinaire, interroge cette persistance et cette insistance de certaines images, et le remontage que nous en faisons.


Le Mensuel littéraire et poétique, avril 1999


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