Pauvres morts   

Emmanuelle Bayamack-Tam

Quatre-vingt-trois ans, ce n’est pas une vie. C’est juste le temps que ça prend de vieillir et de connaître le sort immérité de toute chair, le pourrissement programmé, la violence médusante du dégoût.
Et si, à quatre-vingt-trois ans on s’offre un dernier sursaut de sens, un dernier triomphe amoureux, il risque d’avoir la couleur de l’argent et tous les appâts du gain.
Mais c’est toujours ça de pris, toujours ça que n’ont même plus les pauvres morts gisant entre les radicelles chlorotiques et les insectes nécrophages.
Et il n’y a pas de mot de la fin, pas de sagesse acquise sur le tard.


 

 

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Emmanuelle Bayamack-Tam

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Traductions

Allemagne : Ebersbach

La presse

Drôle de roman, le troisième d'Emmanuelle Bayamack-Tam, obsédé, fasciné par le vieillissement et la déliquescence du corps, mais qui à la fois s'en moque sur le mode du grotesque. Une catharsis, donc, avec ce qu'il faut d'humour noir. Délectable.


Politis, 4 mai 2000


Emmanuelle Bayamack-Tam n'y va pas de main morte. Elle écrit large et radieux pour cataloguer les phobies, les sarcasmes de cette Renée radieuse, gouailleuse, fielleuse et d'une grande virtuosité comique. Ce troisième roman est à mettre dans la lignée de Thomas Bernard et cet autre grand écrivain du monologue tonitruant, Dominique Rollin.


Le Point, le 18 février 2000



Et aussi

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