Bref séjour chez les vivants   

Marie Darrieussecq

Soit une famille, une mère, un père, trois filles. Il y a dans cette famille un trou, un creux, une absence, un vide autour duquel tout s’est, d’un même et cruel mouvement, défait puis refait, mais mal : la mort d’un enfant qui à jamais restera un petit garçon de trois ans.
L’action se déroule sur 24 heures. 24 heures de la vie de cinq âmes séparées, à l’intérieur de ces âmes, et aussi bien à l’intérieur de corps traversés de pensées, d’émotions, d’impressions, sur lesquels viennent se poser, fugaces et perçants, cruels, des mots. Flux de consciences contradictoires mais si proches, unies par...

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Marie Darrieussecq

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Traductions

Italie : Ugo Guanda Editore | Royaume-Uni : Faber & Faber

La presse

La talentueuse romancière de Truismes revient avec un livre sur la mémoire et l'absence, où elle prend le risque de l'expérimentation : pari réussi.… Fugue, fuite, disparition, présence-absence, somnambulisme, accidents de mémoire : le roman joue de tous ces thèmes en d'infinies variations, sur le mode du fragment et du collage, en n'utilisant que le seul monologue intérieur. L'écriture souple et inventive, fait flèche de tout bois et s'approprie toutes sortes de matériaux bruts qui apparaissent comme des corps étrangers dans le texte, avec leur typographie propre, ou qui se fondent en lui comme des pensées intimes…


Isabelle Martin, Le Temps,1erseptembre 2001



Ici, dans Bref séjour chez les vivants – titre superbe et parfaitement adapté –, un degré supplémentaire est franchi. Mais c'est plus qu'un degré, c'est l'échelle dans son entier ! La dunette mentale a elle-même disparu d'où l'on comptabilisait les « grains de conscience ou de mémoire ». Il n'y a plus de lieu, plus d'appui, même fragile, pour constater et décrire les distorsions du réel. On est en leur milieu, exposés aux mêmes déformations, à de semblables dérives. L'audace est de taille, et le lecteur est, c'est le moins qu'il puisse ressentir et avouer, dérouté de ses voies ordinaires. Où donc sommes-nous ? À l'intérieur des têtes, des consciences, des esprits… Une savante machine romanesque enregistre leurs pensées, leurs sentiments, sans chercher à les reconstituer mais en les livrant en l'état, pris dans leur sphère propre. Cela donne parfois les apparences de la confusion. La ponctuation participe du désordre, celui auquel une banale syntaxe ne pourrait rendre justice. Mais rien n'est banal dans ce Bref séjour… que l'écrivain nous invite à partager. Inconfort assuré.


Patrick Kéchichian, Le Monde, 31 août 2001



C'est ainsi que Bref séjour chez les vivants, s'il se présente comme le classique récit d'un deuil échoué, se fait aussi, à travers ses descriptions de chaires meurtries, proposition d'une esthétique de la figuration.


Éric Loret, Libération, 6 septembre 2001



Marie Darrieussecq brise les clichés. Une bénédiction… Marie Darrieussecq reprend Virginia Woolf et Joyce là où ils ont laissé la littérature, c'est-à-dire un chantier de sensations délicates ou profanes. Avec ses errances de petite casseuse de clichés, elle laisse passer un sacré courant d'air.


Jacques-Pierre Amette, Le Point, 31 août 2001



La virtuosité de Darrieussecq n'est jamais gratuite ni même légère, c'est une grâce des profondeurs, étrange et inimitable


Patrick Besson, Le Figaro, 30 août 2001



Et c'est sans doute le meilleur livre de l'auteur à ce jour. On y revient vite.


Sylvain Bourmeau, Les Inrockuptibles, 21 août 2001



Plongée dans quatre cerveaux humains : c'est le défi narratif du nouveau livre de Marie Darrieussecq, Bref séjour chez les vivants, prodigieusement casse-gueule et tout autant réussi. Ou comment l'auteur d'un best-seller comme Truismes livre son roman le plus expérimental, intense et intellectuellement excitant. […]
Bref séjour chez les vivants est certainement son livre le plus étonnant et littérairement le plus fort. Les défis que relève l'auteur, en restant toujours au tremblement des consciences, du bruissement intérieur des voix indiquent qu'elle n'emprunte pas le chemin de la facilité.


Tiphaine Samoyault, Les Inrockuptibles, 4 septembre 2001

Agenda

Du 16 au 19 novembre 2017
Marie Darrieussecq au salon du livre de Montréal (Canada)

Salon du livre de Montréal
800 Rue de la Gauchetière O,
Montréal, QC H2Y 1X4, Canada

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Jeudi 30 novembre
Marie Darrieussecq à la librairie les mots et les choses (Boulogne-Billancourt)

Librairie les mots et les choses

30 rue de Meudon

92100 Boulogne-Billancourt

01 46 21 42 59

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Samedi 9 décembre à 11h
Marie Darrieussecq à la librairie La Buissonnière à Yvetot

LIbrairie La Buissonnière

10 Place Victor Hugo

76190 Yvetot

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Et aussi

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