Hymen   

Emmanuelle Bayamack-Tam

Une femme poursuit un homme d’un amour passionné dont il ne veut pas. L’homme est fragile, sensible, un véritable innocent qui entrave sa jeunesse par timidité. La femme est abîmée, meurtrie, laide, une clocharde alcoolique. Elle aime cet homme d’un amour fou, littéralement, sur lequel elle laisse planer l’ombre d’un infanticide : à toucher de si près l’horreur il semble qu’il n’y ait plus de limite ni à l’amour ni à l’horreur. Jusqu’à ce qu’intervienne un étrange enquêteur héroïnomane et prosélyte n’ignorant rien du langage des fleurs, comme un héros de série qui tombe du ciel, sait...

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Emmanuelle Bayamack-Tam

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Traductions

Italie : Barbes Edizioni

La presse

Une poésie aussi magique qu'inattendue, et autant dire génialement absurde, surgit ainsi au détour de scènes ou de descriptions violentes, grotesques et pathétiques, composant les plus beaux moments du récit ; ceux où la souffrance, l'enfance maltraitée, la déchéance se dessinent en creux.


Céline Geoffroy, Les Inrockuptibles, 7 janvier 2003


Le quatrième roman de Bayamack-Tam est aussi étrange que les précédents, d'une autre étrangeté, et la même pourtant. On y retrouve les voix parfaitement maîtrisées de personnes à qui tout échappe sauf, par miracle, cette langue écrite que l'auteur leur prête, on y retrouve l'obsession du vieillissement et de la mort, l'absence totale de jugement moral des dires et des agissements, un goût sans remords pour l'automutilation et les conduites vaguement suicidaires, une place légitime pour la méchanceté. Mais, cette fois, l'affaire est amplifiée par la polyphonie de l'écriture : trois narrateurs se succèdent, alternativement, trois pour dire l'histoire de cinq personnages qui entrent en scène à leur tour, apportant chacun une nouvelle couche de réel nouée sur le corps du livre, un peu comme lorsqu'on joue, enfant, à superposer ses mains en paquet sur une table et que la main du dessus s'extirpe pour reprendre le dessus, s'accélérant jusqu'à l'adage : jeu de mains, jeu de vilains. […]

Ici, trois flots, affluents d'un même livre, font de la laideur une beauté, de souffrances séparées une seule histoire et de quelques malheurs une drôlerie.


Jean-Baptiste Harang, Libération, 6 mars 2003


On croit entendre des voix qui prononcent des noms de fleurs. C'est magique. Pour son quatrième roman, Emmanuelle Bayamack-Tam a écrit un conte de fées. Avec des fées un peu mal fagotées, certes, et des princesses bien en chair, mais un véritable conte, un de ceux qui vous font sourire et rêver longtemps. […] Par un sortilège qui n'appartient qu'à elle, la jeune romancière a su faire de ses personnages misérables et disgraciés de véritables héros.


Héléna Villovitch, Elle, 27 janvier 2003



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