Les Outils   

Leslie Kaplan

On pense avec des livres, des films, des tableaux, des musiques, on pense ce qui vous arrive, ce qui se passe, l’Histoire et son histoire, le monde et la vie. Cet « avec » signe une forme particulière de pensée qui tient compte de la rencontre, d’une rencontre entre un sujet et une œuvre, à un moment donné de la vie de ce sujet et de cette œuvre. C’est en ce sens, « avec », qu’il est dans ce livre question d’outils, d’outils pour penser. Penser avec Dostoïevski, avec Faulkner, avec Kafka, avec Antelme, avec Blanchot, avec Cassavetes, Rivette, Bunuel, Godard... penser avec une œuvre : avec un objet fini et infini, fabriqué par un homme ou des...

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Leslie Kaplan

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Traductions

Allemagne: Verlag Vorwerk 8

La presse

Juive américaine élevée à Paris, entre deux langues, Leslie Kaplan dégage par son écriture une énergie heureuse, une mobilité qui naissent peut-être de cette position en déséquilibre. Son élan entraine et donne vraiment envie de regarder autrement les choses, les gens, les livres.


Isabelle Rüf, Le Temps, 22 février 2003



Quelle est la leçon de Maurice Blanchot, retenue par trois générations d'écrivains depuis la guerre, dont celle des soixante-huitards à laquelle appartient Leslie Kaplan ? Le sens de l'ouvert, répond en substance l'auteure de l'Excès-l'usine, son premier livre, dont elle avait adressé le manuscrit à Maurice Blanchot. Garder l'œil ouvert, si possible sur l'insoutenable, et maintenir la plaie ouverte. Ne pas résoudre les contradictions, mais au contraire s'y tenir.


Claire Devarrieux, Libération, 24 février 2003



Ce livre qui rassemble des textes, articles, préfaces ou entretiens, pour la plupart d'abord en revues, est révélateur de l'univers de l'écrivain, de son environnement intellectuel et politique. Pour Leslie Kaplan, la littérature est le contraire d'un « savoir fermé ». Blanchot, Duras, Antelme, et derrière eux Kafka, Faulkner ou Dostoïevski, sont les principaux noms qui balisent cet espace où « l'écriture et la vie tirent leur force, leur valeur, de se laisser interroger par le réel, qui est toujours rencontre avec un sujet ». Et c'est bien aussi la rencontre avec un sujet auquel ce livre invite.


Patrick Kéchichian, Le Monde, 21 février 2003



Kaplan se montre tout à la fois douce et obstinée, généreuse et lucide, pour dire combien l'art et la culture en général, la fiction et les mots en particulier, permettent de créer de l'étonnement, de la distance et du jeu, entre soi et soi, entre soi et le monde, entre soi et l'autre, tous séparés mais reliés pour que la « vie vivante » et le désir jaillissent. Seule condition pour que les possibles adviennent, pour que les choses puissent changer. À l'image de l'ouverture et du glissement auxquels elle invite, sa langue est vive, fluide, libre et semble procéder elle-même par associations, progresser par de subtils et légers décalages, d'où ce sentiment de pénétrer aussi facilement, aussi simplement, dans ces réflexions, certes théoriques, mais jamais abstraites.


Céline Geoffroy, Les Inrockuptibles, 18 mars 2003



Et aussi

Leslie Kaplan Prix Wepler 2012 pour Millefeuille
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Vidéolecture


Leslie Kaplan, Les Outils, Leslie Kaplan lit "Les Outils". Extrait.




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