Des arbres fous est un roman sur l’amitié vécue comme fraternité politique, sur le désir, les utopies, l’engagement et la perte des illusions. Le texte se déploie de décembre 1986 à décembre 2026, à Paris. Le titre est inspiré d’un célèbre poème d’Éluard, Printemps : « Il y a dans les bois des arbres fous d’oiseaux ». Hommage aux passions et aux printemps des révoltes qui nous entraînent dans des directions imprévisibles. Le soir du 5 décembre 1986, alors que le jeune Malik Oussekine est battu à mort par des policiers dans le Quartier latin, deux destins se croisent : Tim,...
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Des arbres fous est un roman sur l’amitié vécue comme fraternité politique, sur le désir, les utopies, l’engagement et la perte des illusions. Le texte se déploie de décembre 1986 à décembre 2026, à Paris. Le titre est inspiré d’un célèbre poème d’Éluard, Printemps : « Il y a dans les bois des arbres fous d’oiseaux ». Hommage aux passions et aux printemps des révoltes qui nous entraînent dans des directions imprévisibles. Le soir du 5 décembre 1986, alors que le jeune Malik Oussekine est battu à mort par des policiers dans le Quartier latin, deux destins se croisent : Tim, étudiant en philosophie de vingt ans, timide et contemplatif, et Pablo, infirmier uruguayen de trente ans, exilé politique au passé de guérillero. Leur rencontre devient le socle d’une amitié fusionnelle. Autour d’eux gravitent des figures marquantes : Antonio, le père de Pablo, sculpteur dont la femme et la fille ont « disparu » sous la dictature uruguayenne ; Noor et Laylâ, mère et fille iraniennes exilées. Laylâ devient l’objet d’un amour partagé entre Tim et Pablo. Mais peut-on aimer plusieurs personnes sans trahir ? Pablo porte en lui des blessures anciennes : la culpabilité du survivant, une propension à l’autodestruction. Pour s’éloigner et ne pas détruire l’amitié qui le lie à Tim, il part à Venise et sombre dans l’héroïne. Sa mort d’une overdose signe la fin des utopies de sa génération qui croyait que l’amitié pouvait être politique, que l’art pouvait changer le monde.
Le récit s’achève quarante ans après. On comprend que les personnages de ce roman sont comme les doubles imprévisibles du narrateur. Tim écrit une lettre à son ami mort : « Je ne sais pas si l’amitié peut être une réponse à la politique. Et je ne sais pas non plus si la politique, si penser à ce que devrait être notre place dans le monde, notre place à côté des autres, peut donner un sens à notre égoïsme. »
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