« Peter Pan a 115 ans et toutes ses dents (de lait) ». Mais qui a vraiment lu Peter Pan ? Son créateur, l’Écossais J. M. Barrie invente le personnage dans une pièce de théâtre : Peter Pan ; or The Boy Who Wouldn’t Grow Up (Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir) dont la première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. La version romanesque, Peter and Wendy, suit en 1911. C’est un roman méconnu. Le dessin animé de Disney n’en a retenu que les aspects légers et primesautiers, l’envol des enfants, la fantaisie de Peter Pan dans son habit vert, la méchanceté du Capitaine Crochet et le doux tintement de...
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« Peter Pan a 115 ans et toutes ses dents (de lait) ». Mais qui a vraiment lu Peter Pan ? Son créateur, l’Écossais J. M. Barrie invente le personnage dans une pièce de théâtre : Peter Pan ; or The Boy Who Wouldn’t Grow Up (Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir) dont la première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. La version romanesque, Peter and Wendy, suit en 1911. C’est un roman méconnu. Le dessin animé de Disney n’en a retenu que les aspects légers et primesautiers, l’envol des enfants, la fantaisie de Peter Pan dans son habit vert, la méchanceté du Capitaine Crochet et le doux tintement de la fée Clochette. Mais le roman écrit en 1911 n’a rien à voir ou presque avec cette histoire inoffensive. C’est un roman caustique et profond qui parle de l’ambiguïté des mères, des familles dysfonctionnelles, du déclassement social et du refus de grandir pour habiter le monde des adultes. C’est aussi une romance étrange entre Wendy, l’aînée de la famille Darling, et Peter Pan. Si de prime abord, le récit n’a rien de féministe, dans cette nouvelle traduction, Wendy est mise à l’honneur, devient un personnage central et complexe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que James M. Barrie avait intitulé sa version de 1911, Peter and Wendy.
Cette brillante nouvelle traduction redonne vie à ce roman fantasque et mélancolique, parfois tragique. Elle en restitue toute l’étrangeté et l’inventivité, l’humour typiquement britannique, les jeux de langage, l’onomastique si particulière, les messages disjonctifs et contradictoires, le mille-feuille de ce qui est peut-être plus qu’un simple roman d’aventures pour la jeunesse. Elle remet ce couple d’enfants à l’honneur, et Wendy dans la lumière, pour donner à entendre d’une oreille plus adulte et contemporaine le roman des enfants que nous sommes : « innocents et cruels ».
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