C’est le bref roman d’une journée à Rome. Le jeune Scipione se rend à la soutenance de son doctorat de philosophie, ses parents, lourdement endettés pour le soutenir, l’attendront pour fêter l’événement en famille. C’est un jour important mais dans lequel vont s’engouffrer les rêves, jusqu’à troubler les limites temporelles et celles du monde familier. Scipione, « le rêveur, le prince des châteaux en Espagne », a-t-il bel et bien rencontré ce matin-là, en sortant, Cecilia, sa douce et merveilleuse voisine dont il est secrètement amoureux ? Il l’a pourtant invitée à monter sur son vieux scooter pour...
Voir tout le résumé du livre ↓
C’est le bref roman d’une journée à Rome. Le jeune Scipione se rend à la soutenance de son doctorat de philosophie, ses parents, lourdement endettés pour le soutenir, l’attendront pour fêter l’événement en famille. C’est un jour important mais dans lequel vont s’engouffrer les rêves, jusqu’à troubler les limites temporelles et celles du monde familier. Scipione, « le rêveur, le prince des châteaux en Espagne », a-t-il bel et bien rencontré ce matin-là, en sortant, Cecilia, sa douce et merveilleuse voisine dont il est secrètement amoureux ? Il l’a pourtant invitée à monter sur son vieux scooter pour l’accompagner à la remise de diplôme. Mais les choses prennent une tournure inattendue. Le jeune homme semble n’avoir jamais été inscrit à l’université. Ils vont alors dériver amoureusement dans une Rome éblouissante, comme dans un songe lumineux et cruel. Scipione lui fait découvrir son « royaume », typiquement lodolien, monde imaginaire et mélancolique, terrain vague avec un parc d’attractions désaffecté. Mais aussi la boucherie d’Oncle Porc, usurier sordide qui réclame son dû à la famille de Scipione, où Cecilia commet un acte irréparable. Ils fuient en bord de mer, soudoient le prêtre d’une église pour qu’il accepte de les marier, et se perdent dans une légère brume fantastique, une distorsion onirique du temps, où l’amour s’invente en nous pour le meilleur – le temps d’un jour. « Rêvez jusqu’au bout et puis oubliez tout », leur conseille une Tsigane. C’est le mantra de ce livre, qui s’achève sur un retournement à la fois spectaculaire et profondément troublant.
Seul un jour est un chef-d’oeuvre de délicatesse et de rêverie, dans lequel « une maigre vie innocente » oppose quelque chose de merveilleux au désespoir. L’existence n’est pas une succession de devoirs mais un voyage imprévisible, un jour qui passe, et nous transporte où nous sommes tous attendus : dans un monde invisible et heureux.
« Une unique journée peut contenir tant d’années ».
Réduire le résumé du livre ↑