Mortinsteinck   

Le Livre du film

Nathalie Quintane

Morceaux de scénario, fragments de conversations, bribes de reportages, amorces de réflexion, poème (un), parcelles autobiographiques, photos, dessins, schéma : un appareil qui produit essentiellement du récit ne peut que raconter des histoires.
Ou une histoire, celle de Mortinsteinck, le film : un jeune homme en tue un autre. De remords et de tristesse, il part s’engager dans la Légion étrangère...
Le livre dans sa progression, renvoie au format choisi pour le film – la vidéo ordinaire S-VHS : il ne cherche pas l’image en plus (un supplément, voire un enrichissement) ou la belle image, mais une image de moins, défectueuse, hétérogène,...

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Nathalie Quintane

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La presse

Matière grasse


Récit pluriel à nul autre pareil, « livre du film » que, sans doute peu de gens verrons, Mortinsteinck surprend, comme Passion de Godard, à chaque ligne : le procédé consiste, d’un côté, à narrer ce que l’on voit tout en préparant un tournage et, de l’autre, à noter toutes les idées qui viennent. Et puis, de temps à autre, un insert apparaît, la lettre du Festival de Deauville demandant à l’auteur d’être membre du jury ou une mise au point loufoque de travelling sur une 205. C’est de la pensée en train de se faire et on s’amuse bien. On perd un peu le fil de l’histoire, qui est : « un jeune homme nerveux tue, au cours d’une soirée privée, un videur » (qui n’a jamais eu envie de cet acte salvateur ?). Quintane ne prend l’épuisement du genre comme forme en soi et devient ainsi l’un des auteurs les plus novateurs. Ici l’histoire veut bien dire « en-quête » et quelque chose vient d’être ouvert.


Philippe di Folce, Novo, Février 2000


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