Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925 – 2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d’admiration, Portrait de l’artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l’atelier de transmutation qu’est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste. Le livre commence drôlement par un refus : Yann Dedet ne montera pas le dernier film de Pialat, Le Garçu (1995). Cauchemar qui devient le déclic de ce récit :...
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Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925 – 2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d’admiration, Portrait de l’artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l’atelier de transmutation qu’est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste. Le livre commence drôlement par un refus : Yann Dedet ne montera pas le dernier film de Pialat, Le Garçu (1995). Cauchemar qui devient le déclic de ce récit : évoquer les films sur lesquels ils ont travaillé, déployer les contradictions de l’homme et du cinéaste, ses humeurs et son humour « à casser des briques ». Écrire les élans de ce personnage bourru « dont le cinéma est loin du tout-venant, un cinéma qui ne se fait pas de cinéma ». Ses relations intenses, souvent ambivalentes, avec les acteurs et les actrices (Sophie Marceau, Isabelle Hupert…) Son travail de réalisateur et sa relation au cinéma.
Yann Dedet parvient dans un récit haut en couleurs à faire de Pialat un personnage romanesque à part entière, à transmettre ses zones d’ombre, sa pratique d’être en vie et de dire la vie, non seulement la sienne, mais aussi celles des autres qui ont eu le bonheur de travailler avec cet ancien peintre devenu cinéaste, dans ses lieux de travail autant qu’au cours de ses marches roboratives, sa gymnastique favorite. Tout à la fois portrait intime et décalé, sans fard, d’un artiste exceptionnel, réflexion sur la vie et le cinéma, et la vie quand on fait du cinéma, sur le montage cinématographique, et l’amitié.
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