— Paul Otchakovsky-Laurens

Le Cinéma des familles

Pierre Alferi

Dans la famille lambda vous demandez la mère, le père, le frère, la sœur. Chaque fois que vous attendez une carte, vous en obtenez au moins deux – Mammère première la naturelle, Mammère seconde l’adoptive, Mompère l’espion, le pianiste, le pasteur, un frère proliférant dans les fourmilières et la mousse, une sœur poupée ou cantatrice, etc. Dans le cinéma des familles, chacun porte sur l’écran une ombre démesurée où l’autre peut se fondre. Leur rencontre a lancé des scénarios de crimes, de sacrifices, de fugues, de retrouvailles. Jim fut-il condamné à tort ? Quel âge avait Tom ? Rose...

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La presse

C’est un jeu des sept familles où vous, lecteurs, ne jouez apparemment qu’avec une seule famille, deux à la rigueur, si vous projetez la vôtre et bien plus si vous envisagez les ombres que renvoie chacun des personnages. […] Il y a ainsi les films à l’intérieur du film et puis le film qui se joue avec toutes ses images projetées sur l’écran d’une vie qui tourne avec les fantasmes familiaux, les événements vécus plusieurs fois, sous plusieurs foyers. Et se croisent toutes ces images précises ou indécises, ses langages d’enfants qui en inventent avec la langue aux mille stigmates de Pierre Alferi, langue poétique, énumérative ou descriptive, langue parfois ironique jusqu’au ravage pour un roman magnifique et drôle qui, comme il est dit dans le texte de la mémoire de Flore, est « modèle de liberté, de secret : un arbre, un récit qui le parcourt et continûment se dévide. »


Les Inrockuptibles, du 18 au 24 août 1999